Point de presse Visas de l’Ambassade de France en Algérie (20 septembre 2017) [ar]

Conscient de l’importance de la question des visas pour les Algériens et soucieux de les tenir informés à ce sujet, S.E. M. Xavier DRIENCOURT, Ambassadeur, Haut Représentant de la République française en Algérie, a présidé le 20 septembre un point de presse consacré à cette question, aux côtés du Consul général de France à Alger et du Conseiller de coopération et d’action culturelle.

A cette occasion, l’Ambassadeur a souligné l’augmentation massive des demandes de visas sur la période 2012-2016 (de 280.000 à 595.000) qui a exercé une pression très forte sur les trois consulats français en Algérie.

L’Ambassadeur de France a rappelé l’engagement des services consulaires à soutenir et faciliter les échanges humains entre nos deux pays qu’il a illustré en indiquant que :
-  le nombre de visas délivrés avait été multiplié par deux entre 2012 et 2016, passant de 210.000 à 410.000.
-  le consulat était soucieux de délivrer un nombre important de visas de circulation (92.000 en 2016, soit 35% des visas de court séjour), des visas qui permettent à leur bénéficiaire d’effectuer plusieurs séjours en France sans déposer de nouvelle demande.

S’agissant des difficultés rencontrées par les demandeurs pour obtenir un rendez-vous avec TLS Contact, le Consul général a expliqué les deux facteurs qui avaient causé cette situation :
-  l’augmentation massive des demandes de visa ces dernières années qui a mis à rude épreuve le dispositif mis en place par TLS Contact et les services du consulat général.
-  les pratiques des intermédiaires indélicats qui réservent massivement des rendez-vous auprès de TLS contact en vue d’en tirer un bénéfice indu auprès des demandeurs. Ces intermédiaires ne se présentant pas ensuite à la date prévue, bloquent des créneaux au détriment des demandeurs qui voient ainsi s’allonger les délais pour obtenir un rendez-vous.

Le consul général a détaillé les mesures engagées pour réduire les délais de prises de rendez-vous :

-  L’envoi de plusieurs missions d’audit et de conseil de Paris pour adapter le dispositif consulaire à l’augmentation significative des demandes.
-  Le renforcement significatif des moyens humains du consulat général.
-  L’existence d’une procédure accélérée de prise de rendez-vous pour plusieurs catégories de demandeurs (ressortissants algériens appartenant à des institutions publiques ou à des entités économiques dont le déplacement en France revêt un caractère professionnel urgent , étudiants, chercheurs, conjoints et enfants de ressortissants français ou européens, détenteurs de visas de circulation).
-  La prise en compte des situations individuelles et notamment des demandes de visas urgentes à caractère humanitaire ou médical, professionnel ou relevant des obligations internationales. Le Consulat général offre en effet la possibilité d’avancer un rendez-vous sur la base de justificatifs.
-  Des mesures d’urgence ont été prises à compter du 17/09/2017 pour offrir au public plusieurs centaines de nouveaux créneaux permettant de prendre un rendez-vous dans un délai de 15 jours. Ce système devrait permettre d’octroyer près de 30.000 rendez-vous supplémentaires d’ici à la fin de l’année, avant un retour à la normale dès 2018.

Le Conseiller de coopération et d’action culturelle a, pour sa part, rappelé la politique d’attractivité universitaire de la France, et l’importance de la communauté estudiantine algérienne dans notre pays (23.000 étudiants, 1ère communauté étudiante algérienne à l’étranger). L’augmentation du nombre des visas étudiants octroyés ces 10 dernières années est constante (+ 65% sur 2008-2016).
Le Conseiller a indiqué que le retard accusé dans la délivrance des visas aux étudiants algériens, à la veille de la rentrée universitaire 2017-2018, avait été rattrapé grâce aux efforts du consulat pour traiter ces dossiers en priorité, et en a remercié ses collègues.
Enfin, s’agissant des conditions d’obtention des visas étudiants, il a rappelé que celles-ci n’avaient pas changé et que les consulats appliquaient la règlementation en s’assurant que les étudiants disposaient d’un hébergement et de ressources suffisantes pour étudier en France dans les meilleures conditions.

publié le 28/09/2017

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