Editorial de l’Ambassadeur dans le numéro 12 de Binatna [ar]

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Chers lecteurs,

Au moment où s’achève mon Ambassade en Algérie, après trois années exaltantes, passionnantes, denses et riches pour nos relations bilatérales et alors que nos deux pays viennent de connaître des élections et que la France a désormais un nouveau Président de la République en la personne d’Emmanuel Macron, je suis heureux de signer ce dernier éditorial de Binatna, cette revue qui s’adresse à tous.

Ensemble, nous avons progressé dans de nombreux domaines :

Celui de la lutte contre le terrorisme d’abord. Alors que la France était lâchement frappée à Nice, à Saint-Etienne du Rouvray et enfin à Paris, elle a reçu la solidarité et le plein soutien de l’Algérie et de son peuple. C’est dans l’épreuve et dans ces moments dramatiques que l’on reconnaît les vrais amis. Plus que jamais, nous nous sommes mobilisés ensemble pour lutter contre ce fléau, et la coopération est excellente entre nos deux pays.

Celui de l’économie ensuite, où de multiples partenariats productifs ont été développés, dans le but notamment de contribuer concrètement au processus de diversification industrielle de l’Algérie, et d’accompagner ses courageuses décisions économiques. La France est mobilisée pour rester au premier rang des partenaires économiques de l’Algérie et pour poursuivre ses investissements, comme l’implication de ses PME et PMI.

Celui de l’éducation, de la culture et de la mobilité humaine aussi. Plus de 7.000 étudiants algériens ont rejoint, au cours des douze derniers mois, les établissements d’enseignement supérieur français pour parfaire leur parcours avant de revenir en Algérie. La France est fière d’apporter sa pierre à l’édifice de la formation d’une jeunesse algérienne si dynamique et si ambitieuse. Cette année marquera l’ouverture de l’antenne d’Oran du Lycée international Alexandre-Dumas et l’an prochain, l’antenne d’Annaba ouvrira aussi au moment où nous aurons restauré l’Institut français de cette ville.

Celui des rendez-vous institutionnels et des visites de très haut niveau, avec celle en Algérie, dès le 13 juin 2017, du nouveau ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, porteur d’un message du Président Emmanuel Macron, qui marque la priorité stratégique que nous accordons à notre relation avec l’Algérie. Mais aussi le déplacement en France, pour la première fois en septembre 2016, du Président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, celui en Algérie en avril 2017 de notre Premier ministre, Bernard Cazeneuve, au terme du mandat du Président Hollande, de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France à l’automne dernier, ou encore la visite à Paris de Tayeb Louh, ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

Cette année m’aura aussi donné l’occasion de sillonner l’Algérie pour développer toujours davantage nos partenariats économiques bénéfiques à nos deux pays, pour encourager nos échanges culturels, pour aller à la rencontre des étudiants et nouer un dialogue sincère et direct avec eux, mais aussi pour voir nos compatriotes. Partout, à Mostaganem, Annaba, Oran, Blida, j’ai pu mesurer l’intensité de ces liens et l’importance de cette amitié entre nos deux peuples.

Au lendemain de l’élection de notre nouveau président de la République qui s’est déjà entretenu par téléphone à deux reprises avec le Président Bouteflika et qui devrait effectuer en Algérie une visite officielle dans les mois à venir, je suis très confiant et optimiste pour l’avenir de ce partenariat d’exception entre nos deux pays. Le Président Bouteflika disait « les relations avec la France peuvent être bonnes, peuvent être mauvaises, mais elles ne sont jamais banales ». Jamais depuis l’Indépendance elles n’auront été aussi bonnes, aussi fortes. Nous pourrons demain, avec détermination, volontarisme et engagement, faire aboutir nos très nombreux projets, la main dans la main, dans l’intérêt de la stabilité de la région, dans l’intérêt de la coopération dans la Méditerranée, aussi dans l’intérêt de nos deux peuples.

La France est disposée à aller encore plus loin avec l’Algérie et nous savons que l’Algérie souhaite également progresser dans cette direction. C’est dire combien ces liens exceptionnels qui unissent nos deux pays vont encore se développer et combien je suis fier d’avoir pu, à ma place, au cours de ces trois années, contribuer à écrire une page brillante de notre Histoire commune. Il nous faut pour l’avenir être toujours davantage ambitieux et saisir toutes les opportunités qui se présenteront. Alors, à toutes et tous, et dans cette perspective, je vous souhaite une bonne lecture.

publié le 28/06/2017

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