Discours de l’Ambassadeur à l’inauguration de l’IF Annaba [ar]

Monsieur le Maire d’Annaba,
Madame la Première adjointe au Maire de Dunkerque,
Monsieur le Consul général,
Monsieur le Conseiller culturel,
Monsieur le Directeur de l’Institut français d’Annaba,

Je voudrais vous remercier, puis saluer en premier lieu le maire d’Annaba, Monsieur Merabet, qui nous fait l’honneur de sa présence et Madame Benarab qui représente la municipalité de Dunkerque.

Vous savez que Dunkerque est jumelée avec Annaba, Madame Benarab est donc venue spécialement avec quelques-uns des membres de son équipe pour cette inauguration, cela prouve l’importance de cet évènement. Je les en remercie.

Nous en avons la preuve aujourd’hui plus que jamais : l’inauguration de cet Institut est le fruit d’un travail d’équipe. C’est vraiment une œuvre collective, avec la présence des 5 directeurs des Instituts français d’Algérie et du Conseiller culturel.

Je tiens à saluer l’ancien directeur qui a initié cette idée de rénovation de l’Institut français d’Annaba et son successeur qui a mené ce projet à son terme. Je propose que vos applaudissements aillent aux deux, parce qu’encore une fois, c’est vraiment un travail collectif.

Vous avez vu en parcourant les étages, qu’il y a eu énormément de travaux. Si bien que lorsque je suis venu le mois dernier, pour faire une visite de chantier, je n’ai pas reconnu le bâtiment que j’avais visité durant mon premier séjour en Algérie, alors qu’on l’appelait encore "centre culturel".

En le visitant, nous avons vraiment le sentiment d’être dans un lieu de culture et un lieu de vie. Je sais que les travaux ont duré 13 mois et que l’ensemble des équipes de l’Institut français d’Annaba a été constamment mobilisée, je tiens à les saluer. Je tiens tout particulièrement à remercier l’équipe des agents locaux de l’Institut français d’Annaba, car je sais qu’ils n’ont compté ni leur temps, ni leur peine pour faire aboutir ce projet.

Le résultat, vous le voyez, en vaut la peine, puisqu’on va avoir dans cet institut, non seulement deux terrasses sur lesquelles nous sommes, mais 5 niveaux, un sous-sol, pour une surface de 1500 m2, une salle de spectacle, une salle de cinéma, une salle de conférence de 100 places dotée d’une tribune rétractable au rez-de-chaussée, une médiathèque, un département de langue française et un espace Campus France.

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Comme vous l’avez constaté, vous aurez sans doute à Annaba, le plus bel Institut français d’Algérie ! Je le disais il y a quelques jours, en recevant les enseignants du Lycée français d’Alger et de la petite école d’Hydra et je le redis aujourd’hui : il se trouve que dans mes fonctions passées à Paris, de Directeur général de l’administration et d’inspecteur général, je crois que j’ai parcouru le monde entier, j’ai visité et inspecté une centaine d’ambassades et une centaine de conseillers culturels dans le monde entier.

Alors que je reviens en Algérie, je suis évidemment convaincu de l’importance des investissements économiques et industriels mais je crois que ce que la République peut faire de meilleur en matière d’investissement réside dans le domaine éducatif, dans le domaine de la culture et dans le domaine de l’enseignement. Je me réfère à au discours de Victor Hugo que nous avons entendu tout à l’heure : je crois que c’est vraiment le vecteur de la culture, de la connaissance, du débat d’idées, et partout où j’ai pu aller ces dernières années, j’ai été frappé par le dynamisme de nos Instituts et le professionnalisme de ces équipes.

Nous avons un réseau avec l’AEFE, l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger, qui couvre l’ensemble des pays du monde et l’ensemble des continents. Et ce vaste réseau est également composé d’Instituts français, de centres culturels et d’Alliances françaises répartis dans le monde entier, qui ont chacun leurs caractéristiques.

Chaque Institut a sa culture d’entreprise, a ses gènes et a son ADN. Un Institut français en Algérie, ne peut pas être comparé à l’Institut français d’Athènes, qui ne peut pas être comparé à l’Institut français de Tokyo.

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L’Institut français d’Annaba va avoir une nouvelle activité, une programmation que vous trouverez dans ces dépliants. Ce matin, nous étions à Guelma avec le Consul général et le Conseiller culturel. Nous avons déjà décidé que nous allions, dès le mois de juin, mettre en place des activités hors les murs à Guelma.

Car ce n’est pas uniquement un Institut français à Annaba et pour les habitants d’Annaba, il faut que ce soit également un Institut français qui rayonne dans sa région, dans les différentes wilayas qui dépendent des consulats généraux. Et nous avons déjà programmé le 25 juin à Souk Ahras, des activités de l’Institut français d’Annaba.

Je tiens aujourd’hui à rendre hommage, non seulement à l’équipe de l’Institut français d’Annaba, mais à toutes les équipes d’Algérie, c’est-à-dire aux 190 agents de l’Institut français d’Algérie, d’Alger, d’Oran, de Tlemcen, de Constantine et d’Annaba.

Tous ces agents, qu’ils soient agents expatriés ou qu’ils soient agents locaux, qui se mobilisent, j’allais dire jour et nuit, mais en tout cas jour et soirée. Parce qu’il y a beaucoup de débats qui ont lieu le soir, il y a beaucoup de conférences et d’activités qui ont lieu le week-end à l’heure où les gens pourraient être en famille. Tous ces agents se mobilisent de manière exceptionnelle, et je tiens à leur rendre hommage. Et vous leur transmettrez Bertrand, toutes nos félicitations.

Je salue l’action des cinq directeurs des Instituts : François Maugrenier à Tlemcen, Alain Ramette à Oran, Jean-Jacques Beucler à Alger, Arnaud Noblet à Constantine et Bertrand Furic à Annaba, et bien sûr David Queinnec, l’ancien directeur de l’Institut français d’Annaba qui est à l’origine de ce projet de rénovation.

Enfin, je tiens à souligner la coordination et la cohérence de ce réseau d’instituts sous la direction et le dynamisme de Grégor Trumel, conseiller de coopération et d’action culturelle et directeur de l’Institut français d’Algérie. Cette dynamique collective, au service de la culture et de la francophonie, doit se poursuivre, car nous avons entendu tout à l’heure le discours de Victor Hugo, demandant à multiplier les maisons d’études où l’on s’instruit, où l’on apprend, où l’on devient meilleur, pour « faire pénétrer de toute part la lumière dans l’esprit du peuple, car c’est par les ténèbres qu’on le perd ».

Donc, Messieurs les directeurs d’Instituts, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Merci à tous.

publié le 23/04/2018

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