Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian à l’occasion du COMEFA [ar]

Relations bilatérales - Déclaration conjointe de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, et de M. Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, à l’occasion du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA)

Propos de M. Le Drian

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Alger, 12 novembre 2017

Merci cher ami, merci de votre accueil à tous les deux,

Merci de l’accueil des ministres algériens présents, que je salue, venus en nombre pour assister à la fin de cette réunion du COMEFA. Avec Bruno Le Maire, nous sommes très heureux d’être présents ici.

Le COMEFA a été créé en décembre 2012, de même que le principe du dialogue stratégique dont vient de parler le ministre des affaires étrangères algérien.

J’étais présent en 2012 au moment où ces accords ont été passés, c’était lors de la visite d’Etat du président Hollande. C’est mon quatrième déplacement comme ministre en Algérie et c’est toujours avec grand plaisir que je retrouve l’Algérie et mes collègues.
Ce ne sont d’ailleurs pas mes seuls voyages en Algérie, puisque dans une vie antérieure, en tant que maire, j’ai été amené à jumeler ma ville avec Annaba. Il y a donc eu toute une série de relations positives dans différents domaines.

Nous avons avec l’Algérie une relation exceptionnelle. Nous avons un destin commun, une mémoire et un passé communs, et - je suis convaincu - un avenir commun, sous réserve que nous agissions ensemble dans le respect de nos identités et dans le respect de nos souverainetés. Si nous sommes venus tous les deux aujourd’hui, c’est d’abord pour tenir la 4e session du COMEFA, la 3e session du dialogue stratégique, et aussi pour préparer la feuille de route de ce nouveau quinquennat qui s’est ouvert en France. C’est pour engager le document stratégique qui bordera nos actions communes tout au long des cinq ans qui viennent et qui sera validé par nos deux présidents, lorsque le président français effectuera sa visite ici dans peu de temps. Le travail qui a été effectué ce matin a été très positif à cet égard.

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La coopération économique a franchi des étapes significatives, mais nous souhaitons surtout faire en sorte que les documents stratégiques sur lesquels nous allons nous mettre d’accord soient axés sur la jeunesse. Parce que la jeunesse est la force de ce pays. C’est la force de la relation entre la France et l’Algérie, et c’est aussi le témoin d’une volonté d’agir ensemble pour l’avenir. Des éléments ont déjà ponctué nos relations dans le domaine, en particulier les accords de mobilité, les accords de formation. Il nous faudra faire beaucoup plus et être très audacieux dans cette direction. C’est l’un des objectifs que nous avons fixé à ce cadre stratégique nouveau.

Par ailleurs, ce dialogue stratégique que nous verrons cet après-midi porte sur les questions de sécurité et d’environnement international, sur lesquels nos positions sont extrêmement souvent les mêmes. Nous avons été amenés, ensemble, à nous battre contre le radicalisme extrémiste - à la fois en Libye, au Sahel et aussi sur nos propres territoires - à un moment où Daech est en train de reculer considérablement dans ses bases initiales du Levant ; à un moment où il faut être vigilant sur les conséquences. Il y a des conséquences politiques, mais il y a aussi des conséquences nouvelles qui peuvent apparaître à la suite de la défaite de Daech sur le territoire qu’il s’était approprié par des actes de barbarie.

Voilà l’ambiance générale, qui est très positive, la volonté de continuer à renforcer le socle de nos relations et de faire en sorte qu’elles soient exemplaires pour le plus grand bien de nos populations et singulièrement pour les jeunes.
C’est, de notre côté, la priorité de l’action.

publié le 15/11/2017

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